Notre groupe de combat

Le pôle militaire de notre association reconstitue un groupe de combat de l'armée française, mais pas n'importe lequel :
le groupe A de la 3e section de la 1e compagnie du 91e Régiment d'Infanterie.


Notre fanion de compagnie

Il convient immédiatement de vous mettre en garde : il ne s’agit ni d’un modèle d’époque ni d’une reproduction d’un modèle d’époque. En effet, malgré nos recherches, il n’a pas été possible de trouver quel était le visuel des différents fanions de compagnie du 91e RI, à la veille de 1940.Le choix a donc été fait, afin de créer un visuel fort en cérémonie, mais aussi de permettre une identification symbolique, de s’inspirer des pratiques de l’époque pour en créer un nouveau. Notre fanion n’est alors pas historique, mais historiquement compatible avec ce que nous reconstituons.
La présentation du fanion, va aussi nous permettre d’entrer dans les détails de notre unité :

- Historiquement -

Les premières traces de fanion apparaissent sous Napoléon. Destinés à différencier les compagnies et à les identifier rapidement, leur forme est aussi codifiée que simple. En 1870, on assiste à un nouvel élan dans le monde du fanion, puis plus rien jusqu’à la fin de la Première Guerre mondiale.

 

Le fanion dans les années 30
Les années 30 marquent l’apogée de la diversité des fanions. Règlementairement, le fanion est rectangulaire, mesurant environ 40cmx30cm. L’avers comporte normalement le symbole du régiment et le numéro de compagnie. L'envers quant à lui comporte la devise et un dessin ou le numéro du régiment. Les mots tels que « Compagnie » ou « Régiment » sont toujours abrégés. Les couleurs, enfin, correspondent normalement, pour chacune, au numéro du bataillon et de la compagnie.
En confrontant cette théorie à la réalité des sources, iconographiques pour la plupart, il est alors apparu qu’entre la théorie (nous n’avons pas trouvé de texte officiel de l’époque, il semble bien que la réalisation soit à l’appréciation du chef de la compagnie) et la pratique, il existe une réelle marge. Ainsi on a pu observer des fanions, carrés ou triangulaires, aux couleurs variées voire fantaisistes, sans forcément de correspondance, ni entre l’avers et l’envers, ni avec les inscriptions. Il est presque possible de dire que chacun faisait à « sa sauce » …
Après-guerre les fanions vont de nouveau être au goût du jour, mais de manière beaucoup plus règlementée.

- Notre fanion -

Il n’est pas question ici d’en faire une description héraldique mais bien de donner les codes de compréhension de notre fanion.

Pour notre fanion, nous avons fait le choix de ne pas être trop excentriques et de rester dans quelque chose de représentatif de « ce qui aurait très bien pu être fait à l’époque ». Les couleurs : bleu et rouge sont donc en lien avec le choix de l’unité : la première compagnie d’un régiment d’infanterie. La couleur bleue correspond à la première compagnie et le rouge à la couleur de l’arme du régiment : l’infanterie (il s’agit ici bien de rouge (garance) et non de vermillon qui est la couleur de l’artillerie).
De plus le choix du rouge permet d’introduire une couleur courante à l’époque mais aussi de ne pas tout à fait respecter la théorie. En effet, théoriquement, la première compagnie, appartenant au premier bataillon du 91e RI, le fanion aurait dû être tout bleu. C’est donc, comme à l’époque, pour un souci d’esthétisme que nous avons choisi de partir notre fanion de deux couleurs.

Pour les ornements, nous sommes restés sur des éléments traditionnels et classiques, en relative conformité avec la théorie. Sur l’avers prennent place les numéros de compagnie et de régiment, ainsi que la pucelle du régiment. Sur l’envers, la devise : « SANS PEUR, SANS REPROCHE » entoure la grenade, emblème historique de l’infanterie de ligne.



Groupe A, 3e Section, 1e Compagnie, 91e RI